Je tente un mini-jeûne alimentaire

Bouffade

Depuis que je ne travaille plus et que je ne fais plus aucun effort pour mon avenir professionnel, je me sens dépérir. Mais sans le côté pathétique de la chose… Disons que j’aime trainer en pyjama, regarder des dessins animés, dormir, me balader sur le net, rien foutre, manger, manger et manger encore. Ou alors, réfléchir à ce que je vais pouvoir bouffer. Je m’en veux un peu de rester comme ça sans rien foutre et sans aucune ambition mais je me dis que c’est peut-être ma seule occasion de mon existence de vivre la glande absolue.

Parce qu’en vrai, j’ai des projets. J’ai des plans, j’ai envie de réaliser des choses et ce, à court terme (genre, juillet, août 2016). Mais je sais d’ores et déjà que ces choses nécessiteront un investissement en temps, en énergie, en argent, en maux de tête. Donc je profite un peu de mon état larvaire avant de me mettre en mode Barbara Gould, femme aux vies multiples, femme d’exception.

L’inconvénient, c’est que je deviens un boudin sur pattes… Je ne grossis pas vraiment, mais je sens que je gonfle (le ventre, les joues, le menton). Le problème, c’est qu j’ai développé l’alimentation par pur ennui qui résulte en des prises alimentaires incontrôlées, sans faim, sans satisfaction. Donc je souhaite rectifier le tir et revenir à une “vie alimentaire normale”.

En ce qui me concerne, quand je veux repartir à zéro, le jeûne est ma meilleure option. Pour moi, c’est un moyen de réévaluer ma faim, de reposer mon système digestif, et d’évacuer les aliments qui squattent mon corps – intestins en l’occurrence – à l’infini (vous savez, quand vous mangez alors que le repas de la veille n’est toujours pas digéré. Et que de ce fait, vous ne faites qu’empiler la bouffe dans l’appareil digestif).

J’ai fait plusieurs tentatives ces derniers jours mais qui se soldaient systématiquement par un échec. Jeûne complet ou intermittent, pas moyen… Y’avait toujours une tartine de pain beurré avec chocolat chaud pour foutre la merde. Ou alors le poulet au curry que tu prépares un lundi midi, mais qui n’est toujours pas fini le mardi soir. Du coup, tu fais un peu de riz pour accompagner la portion de poulet restante. Sauf que là, c’est le riz qui reste en excès. Toi tu te dis “oh, c’est bête de jeter, c’est bête de laisser pourrir. Je commencerais mon jeûne quand le frigo et les casseroles seront vides”. Sauf que ce moment n’arrive jamais: y’a toujours un reste de quelque chose et tu te sens obligée de préparer autre chose pour accompagner.

Jeudi 2 juin, nuit blanche et tartines de chocolat. Depuis que je suis une no-life woman, j’ai tendance à manger en pleine nuit, généralement vers 2h du mat’. J’ai tenté une fois de résister et j’ai réussi! Sauf que je n’ai pas pu fermer l’oeil, comme si mon corps me disait “pas de bras, pas d’chocolat! Puisque tu veux pas nous nourrir, bah tu vas pas dormir ma belle!”… Et j’ai pas dormi. Le 2 juin, c’était la même choses: j’ai voulu résister à l’encas de 2h du mat’. J’ai franchi ce cap pour me ramasser lamentablement vers 5h. 4 tartines de pain-nutella, une demi baguette environ. Ventre sensiblement plein, aucune satisfaction. A ce moment, j’ai vraiment réalisé que j’allais trop loin, que je faisais pitié et que la vie, ce n’était pas de manger des tartines de nutella à 5h du mat parce qu’on se fait chier, qu’on arrive pas à fermer l’oeil, qu’il pleut dehors, que la SNCF fait grève…

La journée, je me suis dit “ça suffit les conneries. Pour la peine, tu vas jeûner 24h, voire plus si affinités”. Dans le but de réguler cette faim incontrolâble. Et j’ai réussi sans aucun souci: non seulement je n’ai pas mangé mais j’ai aussi réussi à dormir easy. Je n’ai pas eu de sensation de faim, juste un peu de fatigue et de faiblesse. L’épisode nutella du matin m’avait nettement calmée sur les faux signaux de faim.

Le lendemain, vendredi 3, je voulais continuer mon jeûne mais j’avais une irrésistible envie de salade de fruits. C’est pas grave… des fruits? C’est sain, non? Bref, sur les coups de 8h, je me fais une salade pamplemousse-pomme-abricot avec un verre de tonic. Ouais, aucun rapport. Le reste de la journée, j’oscillais entre : “est-ce que je repars sur un jeûne?” ou alors “Puisque j’ai déjà “cassé”, je me fais une journée de bouffe normale?”. Je me suis tournée vers la deuxième option, avec une omelette-pain-salade de tomates vers 15h puis une salade mâche-tomates accompagnée de carpaccio de boeuf et d’une soupe patates douces-carottes-lentilles, vers 23h. Et après ça, j’ai décidé de jeûner jusqu’à ce que la faim se manifeste.

Là, on est samedi 4 juin… Plus que 3 jours pour déclarer ses revenus; c’est ça que je devrais faire plutôt que d’écrire mes conneries, là… Bref, toujours est-il que je n’ai toujours pas mangé et que je n’ai pas vraiment faim. Enfin si, je sens comme une mini-dépression dans mon estomac mais il suffit de 2 gorgées de thé pour balayer le tout. Et vu que je suis en train d’écrire, ça occupe mon esprit. Quand j’aurais publié l’article, c’est là que la bouffe reviendra hanter mon cerveau. Je ferais des recherches du style “spécialités culinaires Myanmar” ou “recette samboussek”…

J’espère tenir mon jeûne/test de faim jusqu’à lundi voire mardi matin, histoire de faire 3 jours.

To be continued, bro.

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